
Lu un peu en pointillé ces derniers jours, un roman du grand Pouy, créateur du Poulpe et auteur de pas mal d'incontournables polars des années 1980. Celui-ci, publié en édition de poche chez Points, m'a occupé pendant quelques trajets à pied dans Lyon, ou vers la boulangerie depuis Trollune.
Ca n'est pas de la science-fiction, et il ne fait pas partie des ouvrages proposés dans mon gros rayon bouquins, mais j'en parlerai quand même. Je ne lis pas que de la SF. J'ai découvert Pouy il y a quelques années, sans doute à cause de "Spinoza encule Hegel", du post-apo déglingué à la Mad Max, avec des gangs se réclamant des grands penseurs du passé, qui règlent leurs différends à coups de battes, de bazookas et de dialectique. Depuis, j'ai lu à peu près tout ce que j'ai pu trouver, en Série Noire d'il y a vingt ou trente ans, en passant par les rééditions en Folio Policier, sans oublier quelques publications plus confidentielles, comme certains opuscules sur la banlieue où il a vécu, qui est aussi un peu la mienne, la banlieue sud, le 94 que j'ai beaucoup côtoyé sans jamais vraiment y habiter (en bas de ma rue, on y était, mais pas ma maison).
Ce Pouy était plutôt pas mal, puisque c'était du Pouy, la substance est maîtrisée, les personnages sont attachants, la fixation du héros (un serrurier récidiviste refait par des gangsters russes, bien décidé à obtenir son dû, quitte à y laisser sa chemise, sa santé mentale et puis le reste, aussi, tant qu'à faire) sur Lee Marvin est amusante. Mais, bon. J'ai connu des meilleurs Pouy. Ou alors, je me blase.
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